“Discuter” avec le MoDem?

Bayrou aura réussi au moins un pari, dans le magma de ses cuisants échecs: faire du MoDem un parti indispensable. Mais indispensable à qui?
Aux perdants.
A ceux qui ne sont pas en position de force.
En clair, au Parti socialiste. Depuis les présidentielles, ceux qui hier encore taxaient Bayrou et ses partisans de tenants du centre-droit font aujourd’hui les yeux doux à son parti. On présente les adhérents comme de centre-gauche, humanistes, progressistes etc.
C’est sans doute oublier un peu vite l’héritage politique de ce parti, qui puise ses racines dans la démocratie-chrétienne, excusez du peu. C’est oublier que ses valeurs ne sont pas celles de la solidarité mais de la charité. C’est oublier la “sociale-économie” des présidentielles, un mix bien peu heureux d’un libéralisme économique accru et de l’absence de création de nouveaux droits sociaux. C’est oublier que Sarkozy reprend l’idée de Small Business Act de Bayrou et je suis désolé, économiquement les différences sont minces entre les deux hommes.
Je n’oublie pas non plus les réactions de commentateurs centristes ici à propos des sans-papiers expulsés, des chômeurs, du temps de travail, de l’équité. De centre-gauche? Mouarf. Même le PRG, aujourd’hui quasi allié à la droite modérée, avait un héritage histoire de gauche plus grand il y a encore cinq ans. C’est dire.
Aujourd’hui, donc, on veut… “discuter” avec eux. Magnifique euphémisme pour dire qu’en fait, comme Royal a tenté lamentablement de le faire, on cherche le plus petit dénominateur commun histoire de montrer que vous voyez, nous avons quand même des valeurs communes sur lesquelles nous pouvons construire. Bon sang camarades, même pas besoin de confronter nos déclarations de principes, il suffit de questionner les centristes sur différents points: partage du temps de travail, solidarité, laïcité, économie, société, LGBT et j’en passe!
On ne “discute” pas avec les gens du MoDem, pour essayer de les convaincre ou je ne sais trop quelle stupide utopie. On combat leurs idées, dans une saine engueulade républicaine, mais en conservant des distances respectueuses, car, tout de même, un monde nous sépare.
Il y a une différence entre dialogue républicain et regroupement.
Il y a une différence entre respect de ses valeurs et sectarisme.

Besancenot 2007: camarade, ne change rien pour 2012!

Pendant que mon camarade Eric Mainville se fait insulter par ce… crétin d’Askolovitch sur son blog (utilisons le même qualificatif, tant qu’à faire) à propos d’Olivier Besancenot, je préfère, plutôt que de me lancer encore dans un blogwar sanglante avec celui qui porta naguère Besson aux nues, m’amuser un peu avec ces captures d’écran.
En allant sur feu le site internet de Besancenot pour les présidentielles, je suis tombé sur un design et un contenu tout à fait surprenants! Couleurs bleues et blanches, une femme montrant ostensiblement le sein gauche… Diable, on s’amuse bien dans le futur Nouveau Parti Anticapitaliste!
Et ce n’est pas fini! Admirez les différents menus et les mots contenus dans cette page bigrement ironiques:  “Lost river”, “vols bon marché”, “défouloir”, et la perle: “la communication chocolat”, sans doute en référence à son passage chez Drucker dimanche:)  Je vous mets les captures d’écran, en espérant que notre camarade Olivier Besancenot conservera ce design original pour sa candidature en 2012!

La peur marche-t-elle encore?

On est en droit de se demander si toute la stratégie culturelle de la droite, qui tient au fameux There Is No Alternative pour l’économique et le social et à la peur de manière générale, n’est pas en train de s’effondrer. Au-delà du formidable coup marketing et de la musique indigente qu’il nous livre, le récent clip du groupe électro-pop Justice permet plusieurs clés de lecture; en clair, ce qu’il a de malhonnête en quelque sorte, c’est qu’il permet aux partisans d’un monde sécuritaire comme à ceux qui ont un avis contraire d’y trouver leur compte. Le voici:

Bourré de clichés évidemment, ce clip reprend pour l’essentiel la vision que les sarkozystes peuvent avoir des banlieues et de ceux qui y vivent notamment, avec un grand fantasme de ce début de XXIème siècle: un jour, les banlieusards marcheront sur Paris. Le trait est tellement gros et le clip tellement caricatural (utilisation d’acteurs blacks et beurs) qu’on devine facilement que le but n’est pas de faire de ce clip une banalisation de la violence, mais de la dénoncer. Pour preuve, la présence à l’image d’un mec qui prend le son, et le caméraman qui se fait tabasser à la fin, comme une ultime défiance de la banlieue face aux images diffusées par les media qui relayent le message de gens comme Sarkozy. Mon ressenti, en regardant ce clip, c’est que tout est intox, même la musique, qui vous allez voir va faire un buzz extraordinaire (clip interdit à la télé), alors que son originalité est plus que contestable, sa production également. Très cynique, ce clip, finalement.

Revenons au sujet initial: ce que je veux montrer, en analysant ce clip, c’est que les Français commencent à comprendre qu’on se fout ni plus ni moins de leur gueule, et en ce sens le clip est très subtil, bien qu’éminemment commercial. Il montre une certaine confusion du climat ambiant : si la peur subsiste, elle tend à se déplacer vers un autre sujet. Ce clip ne fait pas peur tout en dérangeant, la vraie partie intéressante pour moi est la fin, ou l’homme à la perche se fait brûler, et le caméraman tabasser. La vraie défiance des gens ne vient plus de ce qu’on nous montre du doigt, de ce qu’on martèle, mais juste des images et de ceux qui les produisent.

Et un peuple qui n’a plus confiance en l’image, c’est un peuple qui acquiert une vraie conscience politique.

Je suis un homme (au naturel, en somme).

Argh, Dagrouik got me, alors que j’avais prévu de ne pas faire de notes pour cause de grand viaduc, je vais devoir répondre à cette saloperie de chaîne. Alors que j’ai un blog perso. Bon, on va voir ça.

Mon fond de teint : Roaccutane. Mouahahaha. Ahem.
Un mascara
: Euh, ça j’ai pas. Quand même.
Une crème de jour
: Je sais plus son nom, mais elle “matifie” et “dynamise” ma peau. Pour le prix, ça en devient ridicule.
Une marque de produits
: iPhone. J’en veux un, j’en veux un, j’en veux uuuuuun!
Ma marque fétiche de maquillage
: Mais puisque je vous dis que j’en veux pas, z’avez vu mes boutons?
Un produit must
: Mon Asus Eee PC. J’avoue, j’en suis dingue.
Mon parfum
: Paco Rabanne pour homme, il me rend dingue.
Mon magazine fétiche
: Mon dieu, j’avoue, L’Auto-journal.
Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max, sans protection solaire ni rasoir)
: oRélie (c’est un produit ça?), mon Eee PC et Les Contemplations.
La femme que tu admires pour sa beauté
: Eva Mendes. Aaaaah (cri de bête en rut).
La femme dont tu envies le look
: Laurent Gloaguen.
Je me damnerais pour
: rencontrer Eros Ramazzotti.
Que signifie pour toi la féminité
: C’est un concept de machistes phallocrates auto-centrés et centristes.
Un dernier mot
: Beurp (j’imite bien Nicolas J hein?)
Ton adresse blog fashion/beauté préférée
: http://petitscarabee.wordpress.com (ben quoi elle est pas belle ma chérie?)

Je passe le mot à oRélie (mon homme préféré), Cyril, Mathieu Klein (ouiii j’y crois) et Nicolas Sarkozy (nu).

Clair, sans doute. Créatif, pas encore. Courageux?

Je veux bien entendu parler de Bertrand Delanoë qui, discrètement, se paye le luxe de s’offrir le buzz politique de ce début de semaine, avec le lancement de son site: Clarté, courage, créativité, pour un grand congrès socialiste. En gros, ça y est, Bébère le Magnifique sort du bois. Dès lors, les critiques fusent, et pas toujours les plus élégantes, si on en croit les relents vaguement homophobes des commentaires chez Luc Mandret, qui dénonce à la fois la mégalomanie de Delanoë (alors que dans son site, pas une photo n’est affichée, et son nom bien peu cité) et le flou des propositions.

Pourtant, contrairement à ce qu’affirme omelette16oeufs, je ne pense pas du tout que la démarche de Delanoë et ses partisans valide celle de Ségolène Royal. Mais si, souvenez-vous, les fameuses dix questions que tout le monde a déjà oublié. Au contraire, même si la démarche de Delanoë est plus “classique”, elle a le mérite de poser déjà des jalons, de donner une orientation, et si pour l’instant il est certain que le flou persiste, les propositions commencent à s’égréner sur le site qui, ne l’oublions pas, n’a que quelques heures, patience.

Pour autant, je ne suis pas loin d’avoir la même opinion que Marc Vasseur sur le sujet: les sites de nos camarades dirigeants sont vraiment, vraiment moches. Quand je vois des chouettes sites comme celui du Parti communiste, clair et vraiment interactif, je me dis qu’on a vraiment un train de retard. Finalement, la démarche de Delanoë est peut-être la plus franche du collier: ce site est un réservoir à contributions où la participation, si elle est la bienvenue, est limitée et n’est pas l’essentiel voire la totalité du site, comme chez Ségolène Royal. Certes, la synthèse ne fera pas 800 pages chez Delanoë, mais est-ce ce qu’on demande à un candidat au premier secrétariat?

La directive de la honte.

Tout est dit dans ce texte, à signer absolument. S’il est vrai que la loi doit s’appliquer, pour reprendre l’argumentation des commentateurs de droite (du MoDem au MPF, belle union n’est-ce pas), la loi reste et doit rester un acte contestable et contesté quand elle va à l’encontre même des plus élémentaires droits humains. Or, la directive qui sera présentée ce mois-ci au Parlement européen ne fait vraiment pas honneur à nos pays. Elle inscrit dans le marbre et systématise une politique d’enfermement comme unique moyen de gestion des migrations.

Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d’immigration et d’asile s’est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L’Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l’accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s’il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l’objet d’une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l’encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd’hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l’Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l’éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

Et pour information, la famille tchétchène arrêtée hier a déjà été expulsée vers la Pologne. Autrement dit, le nombre d’expulsions de ce type risque d’aller croissant, nous devons dénoncer avec force ces méthodes!

Rassemblement de protestation contre les expulsions du 5 mai.

La veille du premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy, le symbole envoyé par la République est franchement navrant. Ce ne sont finalement pas deux, mais trois familles qui auront été expulsées aujourd’hui en Meurthe-et-Moselle, j’attends encore des renseignements sur la troisième. Une connaissance me disait que le centre de rétention de Metz avait viré une bonne dizaine de familles; il y a donc encore de la place, donc d’autres expulsions sont à craindre. Effrayant, pour ces familles qui ne demandent rien d’autre que le droit d’asile, et non la naturalisation comme notre nano-président semble le dire.

Nous étions environ 200 personnes rassemblées devant la Préfecture de Meurthe-et-Moselle ce soir à 18 heures pour protester contre ces expulsions; signalons la présence du MJS, de nos camarades de l’Unef et d’élus du groupe d’opposition nancéienne, comme Areski Sadi ou Patrick Hatzig. Ironie ou cynisme, un court passage remarqué de Valérie Rosso-Debord et Gérard Michel; pas un regard, pas un salut. Mais on ne va pas leur demander d’assumer, non plus. Après un court passage au Grand Hôtel de la Reine, la députée et le présentateur de Sans aucun doute l’avocat s’éclipsent, rapidement. Vaut mieux.

Voici quelques photos:

Vers une rafle en Meurthe-et-Moselle?

Encore une expulsion d’une famille tchétchène! Ce matin - info à confirmer dans les heures à venir - une mère (enceinte!!) et son enfant ont été arrêtés au foyer Lemire, vers 7 heures.
Quand cela va-t-il s’arrêter, bon sang?

Edit 14:38: Après vérification et réception de mails du Réseau Education Sans Frontières, je vous confirme qu’il s’agit non pas d’une mais de deux familles, l’une à Nancy, l’autre à Neuves-Maisons! 

RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION
CE SOIR LUNDI 5 MAI 18 HEURES
DEVANT LA PRÉFECTURE
VENEZ NOMBREUX !

Maintenant ça suffit: signons la pétition contre ces expulsions, qui mettent la vie de ces familles en danger!

 

Après Mme ZAGAEVA, Akraman et Linda, arrêtés le lundi 28 avril au matin par 10 policiers, et expulsés aussitôt en Belgique ce sont 2 autres familles l’une à Nancy, l’autre à Neuves-Maisons (10km de Nancy) qui ont été arrêtées ce 5 mai au petit matin :
• un jeune couple
• une maman enceinte et son enfant.

 Ils vont être transférés au centre de rétention de Metz avant leur expulsion vers la Pologne …… puis la Tchétchénie ?

Le droit d’asile ? :
C’est accorder la protection de l’ État à un étranger qui ne peut, contre la persécution, bénéficier de celle des autorités de son pays d’origine. Ce droit procède d’une longue tradition occidentale. La France, patrie des droits de l’homme, a par le passé plus que toute autre nation, appliqué ce droit et doit continuer à l’accorder à tous ceux qui viennent demander la protection à la France.

Puisque le Président de la République a déclaré le 24 août à Arcachon :

“Chaque fois qu’une personne est poursuivie ou maltraitée dans le monde, pour moi, elle est française, parce que la France est la patrie des droits de l’homme “. 

Nous demandons la libération de ces 3 familles et que le droit d’asile leur soit accordé !

Franchises médicales, et après?

C’est une chose que je devrais faire plus souvent: aujourd’hui, je donne la parole à un lecteur qui n’est pas de mon bord politique. J’avais eu envie il y a déjà quelques temps de passer le témoin, le temps d’une note, à quelqu’un qui ne soit pas forcément de ma famille politique, puis avais abandonné, jusqu’à ce que Svoboda, fidèle lecteur de ce blog et ami irl, me propose une note. La voici dans son intégralité.

En premier lieu je souhaite remercier chaleureusement Maxime d’avoir mis son blog à ma disposition. Cette note a pour but de présenter le problème complexe de la sécurité sociale, thème récurrent de tous les débats politiques depuis de (trop ?) nombreuses années. 

Commençons par quelques considérations historico-économiques. La sécurité sociale fait suite aux travaux du Conseil National de la Résistance et au rapport Pierre Laroque. L’ordonnance du 4 octobre 1945 instaure le régime général, réservé aux salariés du commerce et de l’industrie et à leurs familles. La loi du 22 mai 1946 généralise la sécurité sociale mais il faudra attendre 1961 (soit près de 40 ans) pour que le système devienne quasi universel. En 1962 on l’étend aux exploitants agricoles et en 1967 aux professions indépendantes. 1974 marque l’harmonisation de l’assurance maladie.

D’un point de vue économique la sécurité sociale prend en charge 75% des dépenses de santé, sachant que les plus démunis (via la CMU), les gens atteints d’ALD (affections de longue durée), les séjours à l’hôpital supérieurs à un mois sont pris en charge à 100% (cette liste n’est pas exhaustive). En 2003 la dépense courante de santé (DCS) s’élevait à 168 milliards € (plus de 10% du PIB !) dont 147 milliards € pour la consommation médicale totale (CMT) ; soit 2200€/an/personne. Le budget de la sécurité sociale est assuré dans sa plus grande partie par les cotisations sociales (l’adhésion à la Sécu est obligatoire par solidarité nationale). 

Le problème qui se pose est donc d’assurer le financement à long terme de cet organisme si cher aux Français J. N’oublions pas que notre population vieillit et qu’avec l’âge le nombre de soins augmente. De plus les technologies de pointe employées en médecine sont très onéreuses (une IRM coûte plus de 300€ !). Plusieurs options sont envisageables :

  • Demander à l’Etat d’augmenter sa participation. Mais déshabiller Pierre pour habiller Paul est une solution à très, très court terme.
  • Augmenter les recettes en augmentant les cotisations. Solution logique mais très impopulaire qui pourrait avoir comme effet pervers d’augmenter la consommation médicale.
  • Les franchises médicales. Elles se rapprochent dans l’idée d’une augmentation des cotisations avec ceci en plus qu’étant appliquées au moment du paiement elles font prendre conscience du prix des soins.
  • Responsabiliser notre consommation médicale. C’est à mon sens le point le plus important. La santé a un coût et la sécurité sociale en « démarchandisant » les soins nous l’a peut-être fait oublier. Voici quelques exemples en guise d’illustration. Outre les arrêts de travail intempestifs (qui font le régal des journalistes) il y a les consultations aux urgences –très chères- pour des choses qui auraient très bien pu être prises en charge par le médecin traitant. Signalons aussi les bons de transports pour les trajets entre le domicile et l’hôpital. L’année dernière le CHU de Nancy en a signé pour 30 millions € ! Hé oui un trajet en ambulance coûte bien plus que le simple prix de l’essence. Ainsi une femme qui vient d’accoucher a le droit de rentrer chez elle en VSL (véhicule sanitaire léger) ; vous seriez surpris du nombre d’entre elles qui profitent de ce droit alors que leur mari aurait très bien pu les ramener en voiture !

La pérennité de notre système de soins passe donc à mon avis par une responsabilisation de notre consommation médicale. De plus il faut garder à l’esprit que la sécurité sociale redistribue tout, si vous payez plus pour votre rhume hivernal cela sert sans doute à financer les 50 000 € d’une année de dialyse.

Pour finir, gardons à l’esprit qu’il n’y a pas de solution miracle, les « il n’y a qu’à » ne feront pas avancer le schmilblik !

Les “jeunes” de l’UMP sont forts, très forts.

Je ne parle évidemment pas de ceux de mon département: ils sont un peu absents en ce moment, et ne font pas le même tapage que leurs aînés autour de leur nouveau jouet: démolir mai 68. Il faut dire que comme s’en alarmait un haut responsable national, à peine 10% des Jeunes UMP ont repris leur carte, ceci explique sans doute cela.
Aujourd’hui, mes amis, j’ai du lourd.
CHOEUR - Aaaaah!
Oui, mes amis, j’ai reçu un mail d’un membre des Jeunes Populaires, m’invitant à une de leurs réunions!
CHOEUR - Oooooh! Mais pourquoi donc?
Point de suspense inutile, en voici la trame, commentaires impertinents en prime:

Cher blogueur, chère blogueuse ! (Ouille, ça commence mal. En même temps, je ne m’attendais pas à un “cher-e camarade” de bon aloi. En outre, le responsable com de ce truc doit vraiment être naïf ou stupide pour croire que les 50 premiers de Wikio le sont parce qu’ils ont une quelconque influence…)

Le mercredi 7 mai à 19h00 aura lieu au café-restaurant LE BOUDUBAR (4, rue de Blainville, 75005 Paris) un Grand Débat autour d’André et Raphaël GLUCKSMANN organisé par l’équipe de « 40 ans plus tard ». (Que de majuscules pour ce débat! Dans un café-restaurant, donc, une sauterie avec toute la réactionnite de droite, génial)

Ce rendez-vous aura pour thème une question qui a fait couler beaucoup d’encre pendant la campagne présidentielle : « Faut-il liquider l’héritage de Mai 68 ? » (Géniaaaal, on refait le débat, un an après, sur un truc dont tout le monde se fout: Sarko et mai 68. En outre, les jeunes sarkozystes se viandent littéralement sur l’intitulé: leur nano-chef parlait de liquider 68, pas son héritage; ces moutons vont donc encore plus loin que Naboléon, yeaaah!)

Ne manquez pas de nous y rejoindre, ce sera une occasion unique de discuter et de débattre de « l’esprit de Mai » dont nous fêtons cette année le 40ème anniversaire! (Merde alors, je croyais que l’esprit de Mai, c’était un copyright raffarinesque moi)

Après un lancement repris par l’ensemble des médias (ah bon?), le mouvement « 40 ans plus tard » poursuit donc son action sur le terrain (dans un café-restaurant) avec plusieurs rendez-vous organisés tout au long du mois de mai autour d’intellectuels (Glucksmann?!) et de responsables politiques de la Majorité.

Virtuellement vôtre (et ça risque de le rester, virtuel),

L’équipe de « 40 ans plus tard »
http://www.40ansplustard.fr

Ma réaction par mail, précédée de nombreux autres, aussi hilares que moi: La cellule de veille des Jeunes Populaires a vraiment cru que prendre les vingt ou vingt-cinq premiers de Wikio, c’était avoir une liste de blogueurs influents? Sans moi en tout cas, 1/ parce que je suis à Nancy, 2/ parce que le socialiste que je suis a bien du mal à ne pas rire en voyant vos vidéos sur le non moins drôle site “40 ans plus tard”.
Si la jeunesse a changé de camp, comptez-donc celle qui viendra à votre sauterie; ça ira vite.